De la difficulté d’enseigner dans une école primaire d’un village du Punjab

Ecole au Punjab

Ecole au Punjab

A l’occasion d’un voyage pour accompagner ma belle-famille dans le Punjab (région du nord-est de l’Inde), j’ai eu l’occasion de rendre visite à une école primaire d’un tout petit village, Phagwara.
Dès que j’ai franchi la grille d’entrée, j’ai été accueilli par la vue d’un groupe d’élèves, assis parterre  en train de passer un examen d’anglais sous la surveillance du directeur de l’école, lui-même assis à une table en métal bancale. Les élèves semblaient extrêmement concentrés et s’appliquaient à écrire de leur mieux, assis en tailleur avec leur cahier sur les genoux.

Même après avoir vécu pendant des années en Inde, et même en sachant que dans les campagnes le niveau de vie est loin d’être celui des villes comme Delhi, c’était un choc pour moi de voir ces élèves habillés de leur uniforme, et assis à même la terre.

Marcin Caban, un professeur et le directeur de l'école

J’ai eu ensuite l’occasion d’avoir une longue discussion avec le directeur de l’école qui m’a expliqué que presque tous les élèves viennent de familles vivant sous le seuil de pauvreté et que beaucoup d’entre eux ne sont là que pour profiter du déjeuner à la cantine de l’école. Plusieurs élèves ayant une situation familiale très précaire avec un des parents décédés ou bien souffrant de graves maladies.

Le directeur m’a indiqué que l’école souffre d’un manque chronique de moyens. Les salaires des profs étant dérisoires, plusieurs postes ne sont pas pourvus, et parmi les profs en place, la motivation est loin d’être au rendez-vous. Pour beaucoup d’entre, les profs se cantonnent à faire apprendre aux gamins le strict minimum du cursus, sans s’investir suffisamment pour donner une chance à ces gosses déjà bien en difficulté.

Un sourire suffit

Inde et Joie de Vivre

L’école compte pourtant plusieurs réussites à son actif. Une poignée d’élèves des années précédentes ont “réussi”, ont fait des études supérieures et ont trouvé un travail autre qu’un travail dans les champs. Ils sont devenus employés de call-center, employés de bureau ou infirmières.

Quand j’ai demandé au directeur comment est-ce que moi ou E-nova pourrions leur venir en aide, il m’a indiqué qu’il y a déjà quelques personnes originaires du village et émigrées en Angleterre qui aident l’école. Certain ont financé la rénovation d’une classe, d’autres ont pris en charge le salaire d’un prof, et d’autres encore ont financé les études de quelques élèves.

Je lui ai indiqué que je voudrais qu’E-nova aide un/une élève que le directeur sélectionnera, qui sera motivé par continuer ses études, de préférence dans le domaine informatique et dont la famille n’a pas les moyens de financer les études. Les cours reprenant en Avril ou Mai, le directeur m’a dit qu’il prendra quelques jours pour en discuter avec les élèves qu’il estime intéressés, et leurs familles.

Je reste en contact avec lui pour préparer la prochaine étape, la prise de contact avec l’élève sélectionné par le directeur, et trouver le meilleur moyen de l’aider.

Marcin Caban
Managing Director E-nova Technologies

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Une Réponse to “De la difficulté d’enseigner dans une école primaire d’un village du Punjab”

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